La carabine .22 Long Rifle, le choix de la mobilité



Le contexte sociétal
Nul n’ignore ici que nous évoluons dans une France au bord du Chaos (quoique certains Occidentaux semblent totalement hermétiques à une telle hypothèse). Paradoxalement (mais logique d’un point de vu historique), la République entreprend de nous désarmer. Elle enchainera les lois liberticides dans les années à venir, sans effort, au regard du microcosme des tireurs sportifs, qui semble bien isolé, divisé, voire mal aimé.

Voir à ce propos l’affaire d’un homme, âgé de 80 ans et atteint de la maladie de Parkinson, cambriolé à de multiples reprises et vivant seul dans sa maison isolée. Au soir du 16 mars 2011, il a tiré sur trois « Français de la République » venus le visiter, blessant dans le dos l’un d’eux légèrement. Cet homme, qui n’avait rien demandé, mais victime d’un viol de son domicile, s’est fait, quatre ans plus tard, littéralement lynché par la justice gauchisée et féminisée de notre pays ! Ainsi, le procureur, Angélique Dépétris, pour qui le tireur : « est à lui tout seul un magnifique spot publicitaire pour la lutte contre la prolifération des armes à feu. C’est aussi un fléau que d’imaginer qu’on a une arme chez soi pour se défendre. Il a été un danger pour la société. » Et la présidente Claire Ougier épouse El Mouahidine, qui justifie la condamnation à deux ans de prison ferme du vieil homme ainsi : « Une peine sévère, car le tribunal est inquiet de ce qui peut encore arriver et que rien ne justifie de tirer sur quelqu’un avec une arme à feu. »

Ce mal blanc dangereux, car témoin vivant d’une nation patriarcale exclusivement occidentale et chrétienne, a ainsi été brisé, conformément aux désidératas d’un socialo-communisme maladivement soumis et d’une élite déconnectée.

Quelle arme d’épaule ?
Au sein de ce tourbillon d’humanité (d’inhumanité serait plus juste), le petit monde des tireurs sportifs français se tire la bourre pour désigner l’arme ultime, la seule qu’il serait approprié de posséder à ce jour, si l’on devait n’en avoir qu’une !

Bien entendu, les possesseurs d’armes de catégorie B vanteront les mérites d’un AR15 semi-automatique en calibre .223 Rem. Mais l’accessibilité de ce type d’arme étant très restreinte, et ce débat devenant finalement sans fin, l’idée n’est pas tant de désigner la meilleure, mais d’identifier laquelle est la plus adéquate, voire polyvalente, pour le civil lambda qui sent le Chaos venir. Ou qui voudrait pouvoir simplement s’adonner tranquillement à son sport !


La réponse d’un nombre croissant de tireurs (avis que je partage, bien évidemment), est : la carabine .22 LR.

Réglementation des armes en 2017
Avant de détailler et d’argumenter plus avant, et partant du principe qu’un couple voulant organiser sa défense restera très certainement sur une base de catégorie C, il faut d’abord connaitre les types d’armes qu’un possesseur d’une simple licence de tir ou de Ball Trap (FFTir ou FFBT) peut posséder (en dehors de la Poudre Noire) :

Uniquement des armes d’épaules de chasse et de tir dont la longueur totale est supérieure ou égale à 80 cm et la longueur des canons supérieure ou égale à 45 ou 60 cm selon le mécanisme. Le système d’alimentation d’une arme de chasse à répétition manuelle doit avoir une capacité́ n’excédant pas 11 coups (10 plus 1 dans la chambre). Le système d’alimentation de l’arme semi-automatique doit être inamovible et limité à 3 coups (2 plus 1 dans la chambre).

Ainsi, à titre d’exemple, on peut nommer :
  La carabine .22 LR à réarmement manuel.
  Le fusil ou la carabine de type chasse, en calibre 12.
  Le fusil de précision à verrou allant jusqu’au calibre .50.


Les principaux concurrents
Selon certaines statistiques, les individus nouvellement licenciés effectuent généralement leur premier achat avec le fameux fusil à pompe calibre 12. Choix pertinent quand on sait que ledit calibre est indispensable au sein des unités CTLO (Contre-terrorisme et libération d'otages), tels RAID, GIGN, 1er RPIMa, etc. Intégré dans un groupe offensif et accompagné de la logistique adéquate, c’est donc une excellente option. Ce calibre est parfait, à courte portée, pour la défense d’un poste fixe ou d’une entrée ; c’est un peu le molosse posté devant une porte, qui repoussera avec force bruit et violence tout visiteur inopportun. Toutefois, l’utilisation d’une telle arme est de plus en plus proscrite dans les stands, et les clubs de Ball Trap n’autorisent principalement que les doubles canons propres à la chasse. En outre, c’est généralement une arme encombrante, qui nécessite d’être plutôt en bonne santé, peu appréciée par les femmes, aux multiples contraintes, et finalement pas très polyvalente. Elle est, en conséquence, à écarter dans un système de survie/mobilité. Précisons enfin que le semi-automatique, bridé en catégorie C à 2 + 1, ne change rien à l’affaire. Même débridé…


Dans le classique choix d’armes en catégorie C, vient ensuite le fusil (ou carabine) à verrou .308 Winchester. Présentant l’avantage d’être un calibre de guerre, sa munition restera quoi qu’il arrive en nombre suffisant sur notre territoire. Ce « gros calibre à lunette » trouve toute sa force dans une défense en mode tourelle de son périmètre. Un tireur de précision équipé d’une telle arme peut également intégrer un groupe mobile de type guérilla ; malheureusement, cet individu devra être en pleine forme et entrainé. Pour fixer une unité ennemie, une voie d’accès ou une zone dégagée, c’est même l’arme la plus redoutable (reportez-vous aux conflits ayant eu lieu à Sarajevo et à Beyrouth, par exemple). Elle peut, en outre, traiter une cible importante (officier, radio, etc.). Cependant, son avantage à courte portée reste plutôt limité. C’est une arme généralement beaucoup trop lourde pour effectuer des patrouilles autour du périmètre de sa base. Je défie n’importe quel individu non entrainé de crapahuter plusieurs heures avec une carabine à lunette .308 Winchester, son lot de cartouches, et un sac à dos. Mieux : testez donc une marche forcée avec l’arme tenue dans vos mains (technique utilisée par les recrues des SAS britanniques – Special Air Service – pour riposter rapidement en cas d’attaque). Et je vous épargne le sac de plusieurs kilos… Demandez aux stagiaires OCT (Observateur Contre-Tireur) issus du RAID et du GIGN ce qu’ils pensent du fusil Tikka lors des exercices d’approches. Il n’est pas rare, durant les phases d’observation, d’en voir quelques-uns s’assoupir, épuisés par l’effort physique et le poids de l’équipement qu’ils ont du porter.

On peut brièvement évoquer sa petite sœur, à savoir la carabine à verrou .222 Remington. Système plus léger, certes, mais, malheureusement, munition plus rare.

En conclusion, les deux calibres du dessus, quasi similaires, présentent trop d’inconvénients pour être placés en tête d’une liste d’armes destinées à la survie ; activité, rappelons-le, qui échoit au commun des mortels et nécessite d’être relativement mobile. Ils ont, certes, une meilleure portée et une puissance d’arrêt plus importante que le .22 LR, mais ces critères ne sont pas essentiels en mode de vie dégradé et inutile pour le tireur sportif. Ce dernier qui aura, d’ailleurs, parfois du mal à trouver un stand de tir acceptant les gros calibres…


À ce stade, il parait intéressant de citer les Pump Action Rifle, nouvelles venues sur le marché, et proposées aux deux calibres précédemment cités. C’est malheureusement une fausse bonne idée que de penser pouvoir vadrouiller avec. Votre serviteur à, sur son râtelier d’armes, une magnifique carabine à pompe TROY DEFENSE P.A.R. au calibre .308 Winchester. Assez vite, une fois passée l’immense joie de posséder un système du type AR-10 avec une simple licence, on se rend compte que ce jouet est intransportable !

La catégorie C nous propose enfin des carabines à levier de sous garde, telles la Winchester Model 94 et la Marlin Model 336C, aux calibres .30-30, ainsi que la Rossi Puma M650 Octogonale en .44 Magnum. Mais leurs munitions sont peu répandues et le mécanisme est parfois capricieux.


Le pouvoir létal
Est-il si différent d’une munition à l’autre ? À ce sujet, il parait pertinent de rappeler, voire d’apprendre à certains, les désignations métriques des principaux calibres dont nous parlons :
  .308 Winchester : 7,62×51 mm.
  .223 Remington (catégorie B) : 5,56×45 mm.
  .222 Remington : 5,56×43 mm.
  .22 Long Rifle : 5,56x15 mm.
Pour information, les versions militaires des 2 premiers calibres du dessus sont :
  7,62 OTAN : 7,62x51 mm.
  5,56 OTAN : 5,56×45 mm.

Comme on peut le voir, le .22 LR, même s’il cause moins de dégâts à l’impact du fait de sa longueur réduite et d’une plus faible quantité de poudre, n’en reste pas moins d’un diamètre identique à la principale ogive utilisée par l’OTAN.

Vous allez le comprendre (ou vous le savez déjà), ce n’est pas un jouet.

J'ai quelques années de tir sportif derrière moi. Maintes ogives ont sifflé vers mes cibles, sous la détonation parfois assourdissante de leur départ précipité. Alors, croyez-moi si je vous dis que la carabine .22 Long Rifle est un must ! Je pense que nous tenons là une véritable arme de survie (mais pas de combat ; attention à ne pas confondre).


J’utilise ma CZ 455 Tacticool Varmint avec une lunette de battue : la Vortex Crossfire 1-4x24 V-Brite. Elle possède un faible grossissement (idéal pour ce calibre en utilisation extérieure) et un réticule illuminé (indispensable en mode tir instinctif/point rouge). En utilisation stand et par chargeur de 10 coups, à 50 mètres, elle dessine un trèfle à trois feuilles, pour l’utilisateur normal, et un trou d’environ 6 mm pour les pros. Ce, même avec des munitions subsoniques. Un conseil : votre arme doit être la plus légère possible.


Les utilisateurs d’une carabine .22 LR sont globalement impressionnés par son pouvoir pénétrant ; principalement les Américains, qui la testent sur tout et n’importe quoi. Je considère moi-même cette arme comme un parfait « outil » pour le small game et la survie.

« Survivre » avec une carabine 22 Long Rifle, c’est un gag ?
Il y aura toujours des réfractaires à ce calibre, des gens qui seront persuadés, sous prétexte qu’il ne stop pas une voiture en pleine course, que son utilisation ne dépasse pas le cadre du stand. Ce sont, malheureusement, souvent des utilisateurs d’armes de catégorie B qui n’ont pas pris la pleine mesure de ses atouts.


J’ai, à ce propos, en mémoire le témoignage d’un chasseur expérimenté qui, excusez du peu, officie en Guyane. Durant une trentaine d’années, il a pu tester tous les calibres à travers l’immense massif tropical français. Son choix final s’est porté sur… une CHIAPPA Little Badger 22 LR ! Notez la pertinence du choix en termes de poids/encombrement. Équipée d’un silencieux SAK à chicanes et d’une lunette RTI 3-9x50 à point lumineux, cette arme, que certains continentaux qualifieraient de gadget, a couché presque tout ce qui vit sur place : singe, acouchi (mammifère rongeur de la taille approximative d'un lapin), iguane, anaconda, pécari (porc sauvage très agressif), cabiaï (le plus gros rongeur du monde), daguet gris (cariacou, espèce de cervidé), etc. La liste est très longue.

L’homme a son franc parlé. Il ne semble d’ailleurs pas être un grand admirateur de, je cite : « toutes ces conneries de "bouche-crafte" de fond de jardin, de "rupture de la moralité" et de "survi-valise". » Mais, concernant le pouvoir de pénétration du calibre 22 LR et de son efficacité en situation de survie, il opine du chef.

Pour en terminer avec ce faux débat sur la survie et son calibre type, retenez ceci :

On peut survivre équipé d’un simple couteau... et ne pas faire la semaine avec une .308 Winchester.

Voici les caractéristiques qui m'ont convaincu :
  La munition
§  Sa légèreté, et donc une capacité d’emport importante (emmener 500 cartouches avec soi confère un caractère unique à une arme à feu létale).
§  La plus vendue dans le monde, qui sera en conséquence, et à priori, plus facile à trouver en cas de rupture des chaines logistiques, contrairement à d’autres calibres.
§  Son pouvoir de pénétration satisfaisant.
§  Le diamètre de son ogive correspond à une cartouche de 5.56 mm et cause des dommages en conséquence.
§  Son panel pourtant vaste (ogive cuivrée ou non, segmentée, à tête creuse ou pleine, subsonique ou ultra rapide…) ne nécessite pas de réflexion particulière par rapport au type de canon ou à la portée (hors tir très spécifique ou concours).
§  Peu onéreuse, permettant d’en stoker un nombre important et de pratiquer un entrainement régulier sans risque pour le portefeuille.
§  Sa portée très raisonnable (largement suffisante pour un civil). Un tir utile à 400 m est parfaitement réalisable avec un bon entrainement.
  L’arme
§  Son faible poids (avant achat, comparez les .22 Long Rifle à votre disposition. Évitez absolument les carcasses aéronautiques tacticool ornées de rails en tous genres !).
§  Particulièrement efficace en zone urbaine où les distances sont courtes.
§  Aucun recul (ou presque imperceptible).
§  Nettoyage ultra rapide, les cartouches générant peu de poudre. À noter que les ogives cuivrées facilitent encore davantage l’entretien du canon.
§  Utilisable par toutes et tous, quels que soient l’âge et la condition physique.
  Sans oublier
§  Un choix de lunettes important, sans risque de démontage intempestif ou de casse, s’offre au tireur, du fait de la « faible » puissance.
§  Les prix très abordables de tout ce qui gravite autour de cette arme.
§  Aucune protection auditive n'est requise.
§  Une gamme importante de silencieux facile à monter.
§  Vous pouvez utiliser des munitions subsoniques sans silencieux et tirer tout de même avec une relative discrétion.
§  Drill et entrainement standard aisés ; tous les stands de tir acceptent la carabine 22 LR, et une séance de tir sur terrain privé, voire dans son jardin (en prenant toutes les précautions d’usage), est chose faisable.
§  Discrétion du tireur absolu avec le bon matériel. Pratique pour s’entrainer chez soi et pour rester discret en toutes circonstances.

Conclusion
Dans le choix des armes, en catégorie C, il n'y a pas de calibre ultime. Une famille de tireurs sportifs peut d’ailleurs avantageusement posséder tous ceux nommés dans cet article. Mais, comme vous le constatez plus haut, tellement d’avantages pour simplement une puissance d’arrêt et un choc hydrostatique limités, qu’il serait limite impensable de ne pas emporter avec soi une carabine .22 LR s’il fallait évacuer… ou tout simplement se faire plaisir en stand, voire dans son jardin !


Là, j’en vois certains qui me disent : « Vos arguments sont intéressants. Mais une carabine à verrou est loin d’être performante quand il s’agit de maintenir une visée debout tout en propulsant plusieurs ogives vers sa ou ses cibles. » Rassurez-vous, j’ai de quoi améliorer l’ordinaire. Vous souhaitez enchainer les tirs plus rapidement avec une carabine très légère achetée sur simple licence ? En ce cas, il existe une solution relativement intéressante, que nous propose le fabricant autrichien ISSC, avec la SPA (Straight Pull Action) 22 classique et sa culasse à réarmement linéaire.

C’est un peu la carabine de biathlon du civil qui aime l’aventure, le small game et la chasse !

PS : merci à Denaenor pour son aide précieuse et à pipokmanioc pour son témoignage.

Stratégie


Des Occidentaux se demandent quelle sera l’essence même de leur destinée, en tant que Citoyen-Soldat, si un conflit survenait ? Quoi faire ? Quand et comment agir ? Les réponses sont ici :

La guerre moderne montre ses limites. Une armée occidentale, pourvue d’équipements encombrants ultras sophistiqués, d’instructions complexes et d’une hiérarchisation rigide, demeure fragile. Le fantassin 2.0, lourdement équipé d’un ensemble de systèmes regorgeant d’électronique, générant l’utilisation excessive d’un lot de batteries hétéroclites, est un individu qui combine paradoxalement énorme puissance et extrême fragilité.

Ce guerrier du vingt-et-unième siècle est également totalement dépendant d’un assortiment d’ordres stricts. Il demeure sans cesse en attente des directives fournies par un supérieur direct, qui n’a lui-même de cesse d’être à l’écoute d’une hiérarchie invisible. Ce système tentaculaire et très procédurier tend à brider la moindre initiative. En outre, plus dramatique encore, si la tête de commandement s’avère incompétente ou dépassée, c’est tout un bataillon de braves combattants qui se retrouve en difficulté.

Le Citoyen-Soldat ne fait pas partie d’une armée, et sa force réside dans une très large liberté d’action. S’insérant, idéalement, au sein d’un groupe constitué par cinq de ses pairs, il ne répond à aucun grand chef ; chaque équipe se suffit à elle-même et est parfaitement indépendante. De ce fait, il n’y a pas de leader à abattre, aucune tête à couper, pour l’adversaire. La résilience des groupes s’en trouve ainsi renforcée.

Nous vivons dans un monde où les frontières ne sont plus que des lignes sur une carte, où les territoires occidentaux sont fragmentés, les cultures s’entrechoquant au sein de zones fortement communautarisées, certaines larvées par la pauvreté, l’intégrisme religieux ou le nationalisme. Si le chaos venait à frapper cette société hétérogène, une armée professionnelle, faible en hommes et en matériels, au budget famélique, ne saurait vaincre le mal seule. Voici donc comment devra agir le Citoyen-Soldat :

Telle une meute de loups se fondant dans le décor, l’audace, l’infiltration et la surprise doivent compenser le sous nombre. Une tactique de guérilla est de mise, et la discrétion est le maitre mot qui caractérise cette infanterie légère en constant déplacement. Les combats se font à courtes distances.

Dans l’idéal, ce groupe doit comporter un leader naturel ainsi qu’un infirmier ; à savoir que chaque combattant devrait être à minima secouriste (SST, PSC1, PSC2). Les armes sont essentiellement ce que le tireur sportif aura eu la possibilité d’acquérir ; à noter qu’un fusil de précision par section ne serait pas du luxe. L’équipement dont il a besoin est disponible sur internet (jumelles de vision nocturne, mini-drone, émetteurs-récepteurs, protection balistique ou simplement corporelle, etc.).

Le Citoyen-Soldat d’Occident est un homme du peuple, qui comprend par avance qu’un État en déliquescence ne pourra assurer sa protection ; il devra agir lorsque son mode de vie sera violemment menacé. Il est au service de sa terre et de son identité culturelle. Il constitue la force principale de sa civilisation.

Maîtriser et sécuriser son arme


Si tout Citoyen-Soldat occidental est en droit de détenir une arme à feu, il se doit surtout d’en maîtriser son utilisation.

Celui qui possède une armoire remplie d’un arsenal épars, mais n’en sort un exemplaire que trop rarement, au point de s’embrouiller parfois avec son utilisation, le réglage de la lunette de visée et les divers démontages, cet homme-là, donc, sera inutile lorsque l’heure de protéger son espace vital surviendra.

Il serait fort dommageable qu’en cas de crise le Citoyen-Soldat arbore un engin de mort qu’il n’a pas auparavant durement éprouvé.

En outre, il est impératif de connaitre les règles de sécurité élémentaires d’un tel outil. Il n’est pas rare de voir un militaire, pourtant rompu au maniement des armes et parfaitement entraîné, tuer un de ses pairs par maladresse. Cela s’est déjà vu, malheureusement de nombreuses fois, sur différents théâtres d’opérations. Ainsi, lors de la rentrée au camp d’un groupe de combattants, au terme d’une mission dangereuse, un coup de feu accidentel retentit au milieu du bruit des bottes et tue l’un des hommes. De même ces trois chars, après avoir subi l’épreuve du feu, qui foncent vers le camp ; à la porte d’entrée, le tir inopiné d’une arme d’un AMX-10 RC touche mortellement le chef d’engin du véhicule précédent. Ou encore cet homme qui glisse d’une échelle et chute, recevant sur le pied la balle que son fusil venait de tirer en touchant le sol. Enfin, ce soldat qui s’assoit et pose son arme à la verticale, crosse au sol, surpris de voir le coup partir sans raison et de sentir une vive douleur sous l’aisselle. Des témoignages réels issus d’Afghanistan qui ont été sélectionnés au hasard parmi la multitude. Le but n’est pas d’en faire étalage, mais de prendre conscience que si des militaires entraînés réussissent l’exploit de s’entretuer, alors que pourraient bien faire des civils pris dans la colère d’une guerre fratricide avec un arsenal flambant neuf ?

Ayez donc constamment ceci à l’esprit :

  Hors combat, ne jamais laisser une cartouche dans la chambre (partie arrière du canon).
  Dans tous les cas, toujours considérer qu’une arme est chargée. En ce sens, ne jamais pointer le canon vers un objectif que l’on ne désire pas éliminer ou détruire.
  Conservez toujours le doigt hors du pontet dès lors que la cible n’est pas dans votre ligne de mire.

Un Citoyen-Soldat d’Occident ne doit jamais négliger ces règles.

Prenez garde au vol de votre histoire


La dislocation de la France par l’oubli volontaire de ses racines est un crime de Haute Trahison. Elle suit néanmoins son cours, sans même passer aux forceps. Des Occidentaux s’en plaignent ? Peu importe : on les dénigre, on les stigmatise, en utilisant au besoin le package low cost et tellement prévisible de l’islamo-gauchiste : le racisme, fascisme, nazisme et l’islamophobie du contestataire.

Et puis quand bien même des historiens courageux protesteraient avec un acharnement jugé étrange, l’élite politique avance aveuglément. Pas si étonnant, en fait, quand on sait avec quelle opiniâtreté la République des oligarques est attachée à son dogme décadent, celui d’une obéissance absolue aux « Maîtres » mondialistes ; une idée qui n’est malheureusement pas nouvelle. Les Anglo-saxons nous révèlent pourtant l’échec de leur tentative multiculturelle ; mais peu importe, le navire français suit son cap… jusqu’aux récifs.

L’enseignement de l’histoire, pouvant contrarier l’intégration des immigrés extra-européens, est devenu anecdotique au sein des programmes scolaires. Il faut dire que l’arabo-berbère musulman et le Noir se gaussent du Gaulois et des Francs. Face à la contrariété que cela leur occasionne, le traître républicain s’empresse alors de s’excuser et jure que l’on ne l’y reprendra plus. En conséquence, Clovis, Jeanne d’Arc, Louis XIV et bien d’autres illustres personnages de notre histoire sont passés à la trappe. Les croisades ? Aïe ! Surtout pas, sauf si l’on affirme sans retenue que le Blanc chrétien était le méchant agresseur. La Renaissance et Napoléon Bonaparte suivent le même chemin vers l’oubli…

Cependant, la République mondialiste a atteint ses limites et le danger d’une implosion menace ; un pays très ancré dans son histoire, et digne héritier d’une culture ancestrale, ne peut se dissoudre dans le bouillon de races trop incompatibles. Le mélange ne prend pas.

La cocotte-minute finira par exploser et tout le monde y perdra.

Le Citoyen-Soldat d’Occident ne doit pas se laisser priver de ses repères. La connaissance de son passé fait partie intégrante de ses leçons. La fierté et la réflexion qu’il en retire ne peuvent que lui être profitables.


Développer sa résilience


L’Homme issu du vieux continent a perdu toute capacité de résistance. À mesure que notre société se modernise, sous l’œil avisé d’une science sans cesse en progrès, nous devenons de moins en moins forts. Le confort et la facilité s’immisçant dans chacune de nos actions, au point d’attendrir nos esprits jusqu’à l’exagération, nous sommes sans relâche couvés et surprotégés.

L’Occident en est arrivé, aujourd’hui, au point de se complaire dans le rôle de victime. Victime d’avoir jadis été la civilisation dominante et de ne pas s’être toujours comportée avec sagesse. Victime de la passivité de ses élites. Victime d’un désir aigu de repentance et de compassion à l’égard des autres peuples, jadis soumis. Mais nous sommes également les martyres d’un assistanat poussé à l’extrême. Et le déni savamment cultivé des médias et de nos dirigeants, face à la cruelle réalité du monde, nous délivre sous perfusion un bonheur aussi artificiel que sournois.

Les citoyens occidentaux sont devenus à ce point apathiques que, dès lors qu’on leur évoque la possibilité d’une rupture de leur mode de vie, qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, des prémisses d’une guerre civile, voire, pour certains, une simple perte d’emploi, beaucoup avouent préférer le suicide à l’affrontement !

Le Citoyen-Soldat d’Occident doit chaque jour se préparer à mieux supporter les épreuves dressées sur son parcours. Il doit accroître sa capacité de résilience avant qu’un drame survienne sur le cheminement de sa destinée.

Accepter l’événement traumatisant, l’analyser avec l’aide de ses pairs et chercher à le surmonter est le meilleur moyen d’y survivre.

Équipement principal et évacuation


Le sujet traité ici est fondamental.

Partir, c’est prendre un risque, mais rester trop proche du danger, c’est mourir assurément.
Pourquoi devez-vous accorder une grande importance à cet article ? Parce que, avant de devoir affronter une situation critique, la question fondamentale que se pose d’emblée toute personne est : « comment y faire face ? »

Vol West, le grand spécialiste ès survivalisme du monde francophone, évoque : « Peu importe la problématique ; il y en a tellement. Se préparer pour une difficulté spécifique est futile. Travaillez votre indépendance, résilience et autonomie. Car, finalement, quelle que soit la nature de cet effondrement, la solution restera la même. »

Il a, bien entendu, entièrement raison. Seulement, ce concept sous-entend essentiellement de pouvoir rester chez soi, au sein d’une habitation (ou Base Autonome Durable) suffisamment isolée pour savoir à l’avance que le Shit Hit The Fan ne vous éclaboussera pas. Malheureusement, dans l’effondrement sociétal qui s’annonce, vous aurez énormément de chance si aucun facteur de risque ne vous oblige à évacuer votre domicile, même provisoirement. Il vaut mieux donc vous préparer, aussi bien physiquement que mentalement, à lister vos besoins en terme d’équipement principal, faire d’ores et déjà le choix de ce qu’il faudra emmener… ou sacrifier.

« Tu veux passer à l’action dans la rue ? Sois libre comme l’air. Tout ce qui est entré dans ta vie, tu dois pouvoir t’en débarrasser en trente secondes, montre en main, avant que ça se mette à chauffer dans le coin. »
Robert De Niro, Heat, © 1995 Warner Bros.

La possession d’armes à feu relève d’une problématique particulière. Ce n’est pas un sujet dont on se préoccupe à la dernière minute, et il est d’une importance capitale : peu importe ce que vous aurez sur vous, si vous n’êtes pas capable de défendre votre zone vitale, même l’équipement de survie le plus couteux ne servira à rien. Soyez donc armé, quoi qu’il arrive !
Bien entendu, je le répète, ceci n’est valable qu’en situation très dégradée, sans forces de l’ordre pour protéger la population.

Je suis sûr que la majeure partie d’entre vous a déjà pris connaissance d’un certain nombre de listes, kits, modules de survie à travers certains blogs, tels ceux d’Olduvaï et de Pierre Templar, ou les vidéos d’auteurs pertinents, comme Vol West ou Piero San Giorgio. Je n’entends cependant pas être redondant, et il ne me servirait à rien de réécrire la même chose (même s’il y a d’inévitables similitudes).

La particularité de ma démarche consiste à prendre en compte la géopolitique actuelle et le désastre humanitaire qui s’annoncent à travers une spécificité française (pays occidental le plus concerné par un conflit ethnique). Ce qui nous préoccupe, en conséquence, n’est pas tant de savoir comment parcourir sans sourciller la GR 20 qui traverse la Corse, ni éviter d’être désagréablement surpris lors d’une excursion touristique en Amazonie. Non, il est ici question d’esquiver la montée exponentielle et généralisée d’une violence haineuse (essentiellement envers le Système, l’Occident chrétien et les Européens de souche), de résister aux impacts sismiques d’une succession d’émeutes.

Tout simplement, faire face à une situation de chaos, qui conduira vers un conflit dévastateur…

Dans ce cas de figure, une seule loi fait autorité : survivre.

Un contexte cauchemardesque, où l’individu lambda sera à l’image du geek assoiffé de sensations que l’on trouve dans DayZ, ce jeu de survie multijoueur situé dans un univers post-apocalyptique : on tire à vue, on cannibalise l’équipement du voisin, on pille chaque maison…

Et, très certainement, in real life, ferons-nous pareil.

Vous avez compris qu’une évacuation sous stress ne s’effectue pas avec un sac de randonnée classique. Ceux qui vous vendent des sacs à dos 3-Day, Assault ou 1 jour, ne conceptualisent pas leur démarche sous l’angle « mode de vie dégradée ». Or, pour nous, un contenant de 90 litres ne nous permettra pas forcément une autonomie d’une semaine ; il pourrait même vraisemblablement nous faire tuer dans l’heure. De même qu’un sac de 30 litres soi-disant « à la journée » favorisera discrétion et mobilité durant de longs mois.

Je veux aussi vous amener à l’angle de réflexion suivant : « dans ma liste d’objets, lesquels doivent figurer d’office parmi les indispensables ? Quels sont ceux que je ne trouverais pas facilement dans les maisons disposées sur ma route ? » Des questions intéressantes, qui amènent à statuer sur la nécessité de ne pas forcément s’encombrer avec les ustensiles du commun. Vous devez évacuer votre habitation. Votre sac à dos est pratiquement plein et il vous faut faire un dernier sacrifice : un choix cornélien entre votre ultime boite de riz ou des cartouches. La bonne question à se poser est : « en fouillant le voisinage, vais-je plus facilement y découvrir de la nourriture ou mes fameuses .308 Winchester ? »

Vous avez compris le principe de sélection.

Une fois la hiérarchisation de l’équipement appréhendée, il faut conceptualiser cette démarche par une mise en application ; tout ranger à la bonne place. L’ensemble de ce que vous jugez plus ou moins utile pour votre survie doit ainsi être trié selon trois niveaux :

1/ Le premier accueille tout l’équipement « Indispensable », celui que vous ne devrez en aucun cas sacrifier. Il est compartimenté sur vous ; tenue personnelle, gilet porte-plaques balistiques, ceinture de combat. C’est globalement un EDC (Every Day Carry), mais de conflit, celui-là.

L’armement, qu’il soit principal (arme longue polyvalente) ou secondaire (corps-à-corps), doit bien évidemment se trouver à ce niveau, dans le cadre d’une utilisation immédiate.

2/ Ensuite vient le matériel jugé « Nécessaire » à votre survie. Il sera placé dans votre sac à dos. Je vous mets à nouveau en garde ici contre le Bug Out Bag (sac d’évacuation typiquement autonome sur 72h) à la mode américaine, qui consiste à s’alourdir d’un poids aussi considérable que dangereux.

Un contenant moyen de 35 litres est vivement recommandé. Pour ceux qui trouveraient ce chiffre trop allégé, j’attire votre attention sur l’impossibilité pour un individu moyen de devoir courir, s’accroupir, sauter ou simplement survivre avec 90 kg dans le dos. J’ai testé différentes configurations et, croyez-moi, 30-40 litres représentent le bon dosage dans un contexte de stress permanent. Bien que difficilement sacrifiable, cet équipement-là le sera tout de même en cas de nécessité absolue.

3/ Ici vient ce que j’appelle le paquetage « Confort ». On le garde avec soit tant que tout va bien, parce que l’on est encore au domicile, ou que l’on évacue véhiculé. Généralement placé dans un ou plusieurs sacs de voyage, ce matériel sera bien évidemment abandonné en premier si des circonstances inhabituelles venaient à en décider.

J’irais dormir chez vous
N’est pas Antoine de Maximy qui veut, et tout le monde n’a pas son aisance linguistique ni son ouverture d’esprit pour s’incruster chez les autres.

Il va pourtant falloir vous faire violence…

En pleine période de troubles majeurs, il n’est pas question d’adopter la marche champêtre du randonneur retraité, pourvu de l’équipement idoine. Il vous faudra faire le choix logique de la mobilité. Si, une fois sortie de son domicile, il est important de savoir où et dans quelles conditions on devra « planter la tente, étaler le tapis de sol et poser le duvet », on se doit dès à présent de cerner la pertinence d’une telle démarche.

Pensez-vous vraiment que, dans le chaos d’une guerre civile teintée de haines raciales, vous aurez le loisir d’enfoncer tranquillement vos piquets et de tendre la toile entre deux arbres ?

Visualisez dès à présent l’actuel conflit syrien, voire éventuellement irakien (nous parlons de 2015-2017). Transposez en France les zones contrôlées par le gouvernement en place, l’État islamique, le Front al-Nosra et l’armée libre ; je vous épargne la problématique engendrée par les bombardements russes, turques, israéliens et américains. Ne prenez pas cette démarche à la légère… parce que c’est, globalement, ce qui nous pend au nez.

Alors, vous la placez où votre tente, dans ce merdier ?

Vous avez compris que le camping n’a pas sa place ici, et que le module dormir dehors consistera à squatter tout ce qui pourra l’être sur votre route.

Au mieux, jetez duvet, tapis de sol et tente dans votre sac de confort.

Le point de chute, sacrée chute !
Je ne vais pas m’étendre sur ce concept, qui est pourtant à la base d’une importance capitale : vagabonder dans la rue ou errer tel un migrant sera limite un acte suicidaire (surtout en hiver). Vous ne pourrez tout simplement pas quitter votre domicile sans établir un plan de route et une destination. Je sais que beaucoup d’entre vous n’ont pas forcément de solution de repli : pas de maison de campagne, aucun ami fiable, des parents qui habitent le 93, etc. En ce cas, le moment venu, partez dans la direction opposée du danger et sachez improviser, le soir venu, pour trouver une maison inhabitée (toute polémique mise à part sur le concept discutable du squat, qui se pratique pourtant tranquillement en pleine République désincarnée. Alors, imaginez en situation de chaos…).

Je suis un peu long (ma femme me trouve un peu long), mais je pense qu’il faut prendre le temps de bien identifier les risques et dangers d’un effondrement de la normalité avant de s’y frotter.

Devoir de mémoire
Imprimez ou mémorisez ce qui suit ; vérifiez mensuellement ou annuellement ; cochez chaque ligne… Bref, procédez comme bon vous semble, mais procédez !
Premier niveau : tenue personnelle, gilet porte-plaques balistiques, ceinture de combat
Module documents :
(placé dans la sacoche EveryDay Carry)
  carte d’identité, passeport ;
  carte de groupe sanguin ;
  permis de conduire ;
  carte d’assurance maladie ;
  carte bancaire (servira, servira pas…) ;
  quelques pièces de monnaie ;
  clé USB comprenant la sauvegarde des documents importants (acte de propriété, diplômes, photos de la famille légendées, etc.), avec les logiciels pour les lire.
Module orientation :
  carte régionale détaillée (souvent placée dans le sac) ;
  boussole ;
  monoculaire.
Module vêtements et protection corporelle :
  pantalon résistant sans camouflage militaire (une préférence pour les tons unis et discrets : tan, coyote ou vert olive) ;
  un cuissard solide pour lutter contre le frottement des cuisses ;
  veste Softshell avec capuche (par souci de discrétion, on pourrait choisir de la troquer contre un pardessus, manteau, ou tout autre vêtement ample qui masquerait certains éléments décrits ci-dessous) ;
  gilet porte-plaques balistiques compact (plaques pare-balles en polyéthylène de niveaux III Stand Alone achetées avant le Chaos) ;
  ceinture de combat ;
  gants de protection anti-coupures ;
  casque antichoc pour skateboard ou vélo en matériaux composites (ultra léger, il protège contre tout, sauf des balles. Mais un casque balistique est un luxe quasi inaccessible pour le citoyen ordinaire) ;
  genouillères, coudières (les premières sont devenues des classiques dans le cadre d’un tir effectué genou à terre) ;
  chaussures tactiques (modèle confortable et léger à large spectre d’utilisation) ;
  lunettes, masque antichocs ou balistiques ;
  cagoule, tour de cou (protection, discrétion, effet psychologique) ;
  une paire de protections auditives.
Module communications :
  un poste radio émetteur/récepteur PMR446 ;
  smartphone (sacoche EDC).
Module équipements divers :
  lampe tactique (variateur de lumières, mode stroboscopique, etc.) ;
  pince multifonction (avec son indispensable kit de 21 embouts réversibles) ;
Sacoche EDC :
  2 briquets ;
  Carnet de notes et stylos ;
  un premier jeu de piles de rechange.
Module secours :
(trousse individuelle du combattant fixée sur la ceinture de combat ; son contenu n’est pas figé)
  dosettes antiseptiques ;
  dosettes de morphine ;
  bandage israélien ;
  pansements adhésifs stériles 7 x 9 cm ;
  pansements de sutures (Steri-Strip) ;
  compresses stériles 7,5 x 7,5 cm ;
  dosettes de sérum physiologique ;
  gants jetables nitrile ;
  deux masques de protection FFP3 ;
  pince à échardes ;
  rouleaux de sparadrap microporeux 5 m x 2 cm ;
  2 seringues (nettoyage plaie par pression de l’eau) ;
  gel nettoyant mains sans rinçage ;
  boite de médicaments large spectre (paracétamol).
Kit trauma :
— garrot SOF® Tactical Tourniquet-Wide (placé sur le gilet) ;
  pansement compressif d’urgence ;
  ciseaux médicaux.
Module nourriture et eau :
  gourde d’eau US (optionnelle) ;
  barres de céréale ;
  compotes en tube.
Module protection personnelle :
(pour rappel, nous sommes en plein Chaos, tandis que les forces de l’ordre sont absentes)
  couteau principal, lame fixe ;
— une arme d’épaule (éventuellement démontée et/ou cachée dans un sac, par souci de discrétion) ;
— une arme de poing ;
  50-60 cartouches de chaque calibre.
Second niveau : le sac à dos d’environ 35 litres
Son contenu s’avère être parfois redondant avec l’équipement primaire. Mais, un des principes de base, en pareille situation, consiste à doubler, au minimum, certains systèmes.
Note : chaque ensemble est séparé et rangé dans des sacs étanches de types Ziploc.
Module documents/orientation :
  carte de France détaillée ;
  carnet de santé ;
  livret de famille ;
  seconde clé USB enfermant tous les documents nécessaires au bien-être de son propriétaire.
Module équipements divers :
  couteau secondaire (lame fixe ou pliante) ;
  paracorde ;
  3 grands sacs-poubelle de jardin solides (servent à fabriquer un abri ou un matelas de fortune) ;
  pierre à aiguiser de voyage ;
  kit de couture ;
  rouleau de ruban adhésif toilé ;
  lampe tactique ou frontale ;
  protections auditives de remplacement.
Module cuisine/feu :
  popote en inox ;
  tasse plastique ;
  couverts ;
  bougies chauffe-plat ;
  cubes allume-feu en sachet individuel ;
  FireSteel (un peu de coton avec, c’est un excellent allume-feu, ou un morceau de bois gras dont on sortira quelques copeaux) ;
  boites d’allumettes ;
  briquets.
Module hygiène et santé :
  lunettes correctrices ou balistiques de rechange ;
  trousse de toilette rudimentaire (brosse à dents, dentifrice, fil dentaire, coupe-ongles, rasoir jetable, savon placé dans un sachet plastique) ;
  petite serviette ;
  lingettes pour bébé ou rouleau papier toilette (suivant ce que le porteur du sac a sous la main pour s’essuyer les fesses) ;
  gants jetables nitrile ;
  2 masques de protection FFP3 ;
  sacs-poubelle 10 litres (pour les déchets, les selles, recueillir l’eau de pluie, etc.) ;
  couverture de survie ;
En option :
  kit suture (pinces, compresses, aiguilles et monofils polyamide) ;
  Xylocaïne 10%, indispensable pour l’anesthésie des muqueuses avant suture.
Module eau et nourriture :
(pour un gain de place et de poids, on placera parfois toute l’alimentation du sac à dos à l’intérieur de la Nalgene)
  poche à eau, de 2 ou 3 litres, remplie ;
  gourde d’eau 1 litre transparente type Nalgene à large goulot ;
  filtres à café pour préfiltrer de l’eau recueillie ;
  filtre à eau individuel Lifestraw ;
  capsules Micropur purification d’eau ;
  soupes lyophilisées ;
  barres énergétiques ;
  sachets de café, de lait et de sucre en poudre.
Module protection personnelle :
  boites de cartouches supplémentaires ;
  kit nettoyage armement (BoreSnake + huile).
Module médicaments :
(liste, non exhaustive, établie par un médecin)
– Anti douleurs –
1/ Doliprane ; Dafalgan ; paracétamol.
2/ Tramadol ; Ixprim (ordonnance).
3/ Morphine : Skenan (ordonnance).
– Anti-inflammatoires –
1/ Voltarène ; Brexin.
2/ Solupred.
3/ Aspirine ; Ibuprofène ; Nurofen.
– Antiallergiques –
1/ Primalan ; Kestin ; Zyrtec.
2/ Célestamine ; Solupred.
– Antibiotique –
1/ Augmentin (ordonnance).
– Anti-vomitifs –
1/ Primpéran ; Vogalène.
2/ Spasfon.
– Antidiarrhéiques –
1/ Lacteol.
2/ Smecta.
3/ Imodium.
4/ Ercefuryl.
– Collyre –
Ampoules sérum physiologique.
– Crèmes –
1/ Fucidine, crème antibiotique.
2/ Vaseline.
Module vêtements :
  sous-vêtements de rechange classiques ;
  un sous-vêtement isotherme complet ;
  2 paires de chaussettes hautes ;
  2 tee-shirts (ou Combat Shirt) ;
  un pantalon supplémentaire (ou Combat Pant) ;
  une polaire ;
  un poncho randonnée discret ;
  gants de protection ;
  bonnet ;
  1 paire de chaussures souples et légères ;
  Cagoule, tour de cou de rechange ;
  un cuissard supplémentaire.
Module communications/énergie :
  radio-réveil de voyage à piles AM/FM ;
  jeux de piles additionnels ;
  mini-chargeur USB de batteries AA et AAA ;
  panneaux solaires portables avec ports USB ;
  chargeur de smartphone.
Troisième niveau : le sac de voyage 70 litres
(Il n’est pas judicieux d’établir une liste détaillée de ce contenant, somme toute optionnel, mais juste d’en donner succinctement les grandes lignes. Le confort est une affaire de choix personnel.)

  boite de pêche (fils, plombs, hameçons, etc.) ;
  bâche aux couleurs discrètes ;
  la nourriture diverse et variée que vous jugerez indispensable à votre bien-être (pensez léger tout de même) ;
  des bouteilles d’eau ;
  2-3 livres indispensables pour survivre : « Là où il n’y a pas de docteur », « Rues Barbares, survivre en ville », « Les plantes par la couleur : Fleurs, graminées, arbres et arbustes », « Le guide pratique du potager en carrés : Tout pour planifier et cultiver », etc. ;
  encore des sacs-poubelle de jardin solides ;
  le complément du module hygiène et soins qui n’a pas trouvé place ailleurs ;
  des couvertures en laine (plus quelques vêtements dont vous avez du mal à vous séparer) ;
  produits de nettoyage armes supplémentaires ;
  produit d’entretien cuir pour chaussures ;
  réchaud type Bleuet Micro Plus ;
  2-3 cartouches de gaz pour réchaud ;
  corde de franchissement ;
  pelle, scie, machette ;
  pied-de-biche ;
  pince coupe boulons ;
  colliers de serrage plastique ;
  jeux de piles AA, AAA et CR123 ;
  tablette numérique ;
  duvet compact ;
  tapis de sol ;
  tente ;
  éponge plus produit vaisselle ;
  alcool ménager ;
  rouleaux d’essuie-tout ;
  encore et toujours des cartouches…

Réfléchir et agir
Les deux premiers niveaux sont individuels, tandis que le troisième regroupe l’équipement confort du foyer. Comme vous pouvez le constater, le paquetage donné ci-dessus s’adresse à un ou des adultes. C’est à vous de modifier et rajouter en conséquence suivant que vous ayez des enfants plus ou moins jeunes. Partez simplement du principe que chaque individu en âge de marcher durablement doit avoir une tenue et un sac à dos adaptés.

Anticiper une évacuation précipitée, une vie chaotique de nomade, et entreprendre cette démarche, pourra en rebuter certains. Nombreux sont ceux qui vivent dans un déni opiniâtre, préférant verrouiller leur esprit sur une existence immédiate et servile, plutôt que d’affronter la réalité… forcément angoissante.

« Plus jamais ça ! » entonnent certains. « La der des ders ! » proclament les autres. « Organisons une marche blanche, et tout s’apaisera. » préconisent les plus pacifistes (sinistre mot, en vérité, qui dissimule simplement faiblesse et lâcheté).

Pour ma part, le pire des scénarios, que la terre originelle des Celtibères, Gallo-Romains et Germains pourrait connaitre, se résume avec le titre du livre de Michel Houellebecq : Soumission.